Dahabieh ou bateau de croisière : ce qui change vraiment à bord
Mis à jour le 10 octobre 2026
On présente souvent la dahabieh comme une version luxueuse de la croisière classique. C'est inexact : c'est un autre voyage, qui ne plaira pas à tout le monde.
Ce que l'on gagne
Des berges pour soi. Un bateau de croisière s'amarre aux quais de Kom Ombo ou d'Edfou, souvent à couple avec trois ou quatre autres. Une dahabieh s'arrête au pied d'une falaise, sur une île ou devant un village, et y passe la nuit seule.
Des sites hors des circuits. El Kab, Gebel el-Silsila et certaines îles ne figurent pas au programme des grands bateaux, faute de quai.
Un petit groupe. Huit à vingt passagers, un équipage qui retient les prénoms, des repas pris ensemble sur le pont.
Ce que l'on perd
La piscine et les animations. Rares sont les dahabiehs qui en ont une ; on se baigne parfois dans le fleuve, là où l'équipage le juge sûr.
La certitude des horaires. Le vent décide en partie de l'avancée. Les jours sans vent, un remorqueur prend le relais, mais l'itinéraire garde une part d'imprévu.
Les formats courts. Peu de dahabiehs naviguent moins de quatre nuits.
Alors, pour qui ?
Pour ceux qui ont déjà vu les grands temples ou qui veulent les voir autrement, à l'heure où les groupes ne sont pas encore là. Pour une famille ou des amis qui veulent privatiser le bateau. Moins pour un premier voyage très court ou pour des enfants qui attendent une piscine.